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Meilleur engrais pour arbres et arbustes : comparatif 2026
Arbres & Arbustes

Meilleur engrais pour arbres et arbustes : quel type choisir selon vos végétaux

Quel est le meilleur engrais pour arbres et arbustes ? Comparatif 2026 des formules NPK, organiques et slow-release. Découvrez les dosages par végétal

Léa FournierLéa Fournier 18 min de lecture
Fertilisation des arbres (mettre de l’engrais aux arbres fruitiers)

Le meilleur engrais pour arbres et arbustes dépend de leurs besoins saisonniers. Au printemps, une formule riche en azote (N) est idéale pour le feuillage. Pour la floraison et les fruits, un engrais avec plus de phosphore (P) et potassium (K) est préférable. Les solutions organiques comme le compost nourrissent durablement.

Trouver le meilleur engrais pour arbres et arbustes impose de comprendre leurs besoins spécifiques à chaque saison. La clé n'est pas un produit unique, mais une formule adaptée : riche en azote (N) pour un feuillage dense au printemps, ou plus concentrée en phosphore (P) et potassium (K) pour soutenir la floraison et la fructification. Cet article vous guide pour lire une étiquette, choisir entre organique et minéral, et doser correctement selon vos plantations, des haies de photinias aux arbres fruitiers.

Comparatif en un coup d'œil

Cliquez sur un en-tête de colonne pour trier.

Type d'engraisType d'engraisUsage PrincipalVitesse d'actionIdéal pour...
Engrais minéral "Coup de fouet" (Granulés/Liquide)n.c.n.c.n.c.n.c.
Engrais organique (Compost, fumier, fientes)n.c.n.c.n.c.n.c.
Engrais à libération lente (Slow-Release)n.c.n.c.n.c.n.c.
Engrais verts (Phacélie, moutarde)n.c.n.c.n.c.n.c.

NPK, organique, slow-release : les trois familles d'engrais pour arbres et arbustes

Choisir un engrais pour ses arbres et arbustes commence par le décodage de trois grandes familles de produits. Chacune répond à un besoin et un rythme différent pour la plante. Comprendre leur rôle respectif est la première étape pour une fertilisation efficace et sans risque pour vos végétaux ou pour l'environnement. Ces catégories se distinguent par leur composition, leur vitesse d'action et leur impact sur la structure du sol.

Le choix entre un engrais minéral, organique ou à libération lente dépendra de votre objectif immédiat (corriger une carence, booster la croissance printanière) et de votre vision à long terme pour la santé de votre jardin. Un jardinier pressé cherchant un effet "coup de fouet" ne se tournera pas vers la même solution qu'un adepte de la permaculture visant l'autonomie et la fertilité de son sol sur la durée. L'un n'est pas forcément meilleur que l'autre ; ils sont complémentaires.

Engrais minéral NPK : lecture d'une étiquette en 30 secondes

L'engrais minéral, aussi appelé engrais chimique, est composé d'éléments nutritifs directement assimilables par les plantes. Son avantage principal est sa rapidité d'action. L'étiquette affiche toujours trois chiffres, correspondant au ratio NPK :

  • N (Azote) : C'est le moteur de la croissance des parties aériennes. Il favorise un feuillage dense et bien vert. Un ratio élevé en N est parfait au début du printemps pour aider une haie à se densifier après la taille.
  • P (Phosphore) : Il joue un rôle fondamental dans le développement des racines, la floraison et la fructification. Un engrais pour arbres fruitiers ou arbustes à fleurs sera logiquement plus riche en P.
  • K (Potassium) : Cet élément renforce la résistance des plantes face aux maladies, à la sécheresse et au gel. Il est crucial pour la maturation du bois avant l'hiver et la qualité des fruits.

Un bon apport en phosphore est essentiel, surtout si vous cherchez à optimiser la production de fruits. À ce propos, un engrais pour arbres fruitiers doit être soigneusement sélectionné.

Un engrais "universel" de type 20-20-20 est équilibré, tandis qu'un engrais "fruitiers" pourrait être de type 4-12-8, avec moins d'azote et plus de phosphore et potassium.

Engrais organique et biologique : compost, fientes, purin d'ortie

Les engrais organiques proviennent de matières vivantes, végétales ou animales. Leur action est plus lente, car ils doivent être décomposés par les micro-organismes du sol avant de libérer leurs nutriments. En contrepartie, ils améliorent la structure du sol, favorisent la rétention d'eau et nourrissent la vie microbienne. Parmi les plus courants :

  • Le compost : C'est l'amendement organique par excellence. Il fournit une alimentation équilibrée et améliore la terre. Pour les plantes à forts besoins, on peut apporter 3 à 5 kg/m²/an (ADEME, 2025).
  • Les fientes de poules : Très riches en azote et en potasse, elles sont souvent vendues en granulés et constituent un excellent booster de croissance au printemps.
  • Le purin d'ortie : Utilisé en arrosage, il est riche en azote et en oligo-éléments, agissant comme un stimulant rapide pour le feuillage.
  • La corne broyée et le sang séché : Ils sont très concentrés en azote à libération progressive.

📌 Important : Le tri à la source des biodéchets étant une obligation, le compostage domestique est une solution écologique et économique pour produire son propre engrais, comme le souligne le Ministère de la Transition écologique (ecologie.gouv.fr, 2023).

Engrais à libération lente (slow-release) : avantages et durée d'action

Ces engrais, souvent présentés sous forme de granulés ou de bâtonnets, sont conçus pour diffuser les nutriments sur une longue période, allant de 3 à plus de 6 mois. Ils combinent les avantages des deux mondes : une formulation précise (NPK) et une action durable qui limite les risques de surdosage et de "brûlure" des racines. Le principe repose sur un enrobage spécial qui se dégrade lentement avec l'humidité et la température du sol.

Cette technologie est particulièrement utile pour les arbres et arbustes en pot ou pour les jardiniers qui souhaitent fertiliser une seule fois par saison. Un exemple innovant est l'engrais à base de 50% de laine de mouton, comme celui proposé par Algoflash, qui nourrit les plantes pendant 5 mois (fiche fabricant, 2026). C'est une solution pratique pour les conifères, les haies et les buis, qui apprécient une alimentation stable et continue.

Quel engrais choisir selon le type d'arbre ou d'arbuste ?

Le choix de l'engrais ne doit jamais être universel. Un jeune pommier n'a pas les mêmes exigences qu'une haie de thuyas arrivée à maturité. La sélection du bon produit dépend de la nature du végétal (feuillu, persistant, fruitier), de son stade de développement et de l'effet recherché (croissance, floraison, fructification). Adapter la formule NPK et la forme de l'engrais (granulés, liquide, organique) est essentiel pour une nutrition optimale. Une bonne fertilisation accompagne la plante dans son cycle naturel sans jamais la forcer.

Sur le même sujet, notre article engrais arbre et arbuste : quel type choisir selon complète cette analyse.

Pour aller plus loin, consultez notre guide sur arbousier : arbre ou arbuste ? guide 2026 pour bien.

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Pour des conseils plus spécifiques sur l'entretien et le choix des variétés, le Guide Horticolor Arbres et arbustes 2026 peut s'avérer une excellente ressource.

Le tableau ci-dessous synthétise les recommandations pour les grandes catégories de végétaux. Il s'agit de lignes directrices à ajuster selon l'observation de vos plantes et la nature de votre sol. Un sol déjà riche et bien amendé en compost nécessitera des apports moins fréquents ou moins dosés qu'un sol pauvre et sablonneux. L'observation reste votre meilleur outil de diagnostic.

Engrais pour arbre feuillu : favoriser un beau feuillage au printemps

Les arbres feuillus d'ornement (érable, chêne, bouleau) sont principalement cultivés pour la beauté de leur feuillage. Au début du printemps, leur besoin en azote (N) est maximal pour développer de nouvelles feuilles saines et vigoureuses.

  • Formule NPK conseillée : Un ratio privilégiant l'azote, comme 12-6-6 ou un engrais "croissance" similaire.
  • Forme : Les granulés à libération lente sont parfaits pour une diffusion continue durant toute la phase de croissance active. Un apport de compost bien mûr à l'aplomb du feuillage en automne ou au début du printemps est également très bénéfique.
  • Fréquence : Un seul apport de granulés au début du printemps suffit généralement. Pour le compost, un épandage annuel ou tous les deux ans est une bonne pratique. L'objectif est de soutenir la croissance naturelle sans la forcer, ce qui pourrait fragiliser l'arbre.

Certaines plantes, comme l'arbre pivoine arbustive, bénéficient grandement d'une attention particulière à ces détails.

Engrais pour arbuste de haie et photinia : stimuler la repousse

Les arbustes de haie (photinia, laurier, thuya, cyprès) sont souvent taillés, ce qui stimule constamment la production de nouvelles pousses. Ils ont donc besoin d'une alimentation régulière pour rester denses et couvrants. Le photinia, en particulier, apprécie un soutien pour produire ses belles feuilles rouges.

  • Formule NPK conseillée : Un engrais équilibré de type 10-10-10 ou légèrement plus dosé en azote est idéal pour soutenir la croissance végétative.
  • Forme : Des granulés appliqués après la taille de printemps permettent de soutenir l'effort de la plante. Le compost en paillage au pied est une excellente alternative sur le long terme.
  • Fréquence : Un apport principal au début du printemps. Pour les haies très sollicitées par des tailles répétées, un second apport plus léger peut être fait en début d'été, mais jamais après la mi-août.

Engrais pour arbuste persistant et conifère : sobriété et régularité

Les arbustes à feuillage persistant (rhododendron, camélia, houx) et les conifères (pin, sapin, cèdre) ont une croissance généralement plus lente et des besoins nutritifs plus modérés. Une sur-fertilisation, notamment en azote, peut nuire à leur port compact et les fragiliser.

  • Formule NPK conseillée : Un engrais équilibré ou avec une faible teneur en azote. Des engrais spécifiques "conifères" ou "plantes de terre de bruyère" sont bien adaptés.
  • Forme : L'engrais à libération lente est le plus pertinent, car il fournit une alimentation douce et continue sans à-coups. Un paillage d'écorces de pin au pied des conifères acidifie légèrement le sol tout en se décomposant lentement.
  • Fréquence : Un seul apport au printemps est largement suffisant. Ces plantes sont plus sensibles aux excès qu'aux carences. La sobriété est de mise. N'hésitez pas à consulter notre sélection d'arbustes qui poussent à l'ombre sous un arbre pour compléter vos massifs.

N'hésitez pas à consulter notre sélection d'arbuste ombre sous arbre pour compléter vos massifs et assurer une croissance optimale même dans les zones moins ensoleillées.

Engrais spécial arbres fruitiers : phosphore et potassium en tête

Pour les arbres fruitiers (pommier, cerisier, pêcher), l'objectif n'est pas seulement un beau feuillage, mais aussi une production de fruits abondante et de qualité. Leurs besoins évoluent donc vers le phosphore (P) pour la floraison et le potassium (K) pour le développement et le goût des fruits.

  • Formule NPK conseillée : Un ratio faible en azote et élevé en P et K, comme 5-10-15.
  • Forme : Le compost et le fumier bien décomposé sont des bases excellentes, à compléter si besoin avec un engrais minéral "spécial fruitiers" en granulés.
  • Fréquence : L'apport organique se fait à l'automne, pour qu'il se décompose durant l'hiver. L'engrais minéral complémentaire s'applique au début du printemps, au démarrage de la végétation. Pour un accompagnement plus détaillé, consultez notre guide complet sur l'engrais pour arbres fruitiers.

Cas pratique chiffré : fertiliser un photinia et un pommier la même saison

Pour illustrer concrètement la fertilisation, prenons le cas d'un jardin avec une jeune haie de photinias et un pommier déjà bien établi. Ces deux végétaux, plantés sur une même parcelle, n'ont pas les mêmes besoins nutritionnels au même moment. Gérer leur fertilisation demande simplement un calendrier et des produits adaptés, sans complexité excessive. Le principe est de nourrir le sol pour qu'il nourrisse la plante, en privilégiant les apports organiques complétés au besoin par un engrais ciblé.

Ce scénario concret permet de visualiser les doses, les périodes d'intervention et le type de produit à utiliser. Il met en lumière l'importance de ne pas appliquer un engrais "universel" partout de la même manière, au risque de ne répondre aux besoins spécifiques d'aucune plante. L'adaptation est la clé d'un jardinage réussi et respectueux du rythme de chaque végétal.

Calendrier de fertilisation : printemps et automne en pratique

Pour planifier au mieux la fertilisation de vos végétaux tout au long de l'année, nous vous invitons à consulter notre calendrier taille arbres et arbustes 2026 : quand tailler qui vous aidera à synchroniser les apports avec les périodes de taille.

La fertilisation se concentre sur deux périodes clés : le redémarrage végétatif au printemps et la mise en réserve avant l'hiver à l'automne.

  • Mars/Avril (Printemps) :

    • Pour la haie de photinias : Après la première taille de sortie d'hiver, l'objectif est de soutenir la production de nouvelles pousses. Un apport d'engrais en granulés pour haies est adapté. Pour des arbustes baccifères, une dose d'environ 60 g/m² est recommandée (source Agrarshop, via manomano.fr, 2026). On peut s'inspirer de ce dosage pour un engrais équilibré pour la haie.
    • Pour le pommier : C'est le moment de soutenir la floraison et la future formation des fruits. Un engrais "spécial fruitiers", plus riche en P et K, est idéal. Si un apport organique a déjà été fait à l'automne, cet ajout peut être léger.
  • Octobre/Novembre (Automne) :

    • Pour la haie de photinias : Aucun apport d'engrais stimulant (riche en azote) n'est recommandé pour ne pas favoriser de jeunes pousses tendres qui seraient sensibles au gel. Un simple paillage protecteur suffit.
    • Pour le pommier : C'est la période idéale pour un apport de fond organique. Étalez une couche de 2-3 cm de compost bien mûr (environ 3 à 4 kg/m² selon les recommandations de l'ADEME, 2025) sous toute la surface de la couronne de l'arbre. Il se décomposera lentement durant l'hiver.

Dosage et mode d'application autour du pied

L'application de l'engrais est aussi importante que son choix. Une mauvaise application peut être inefficace, voire néfaste.

  • Pour les engrais en granulés : Ne jamais les déposer en tas au pied de l'arbuste ou contre le tronc. Cela pourrait brûler l'écorce et les racines superficielles. Il faut les répartir de manière homogène sur toute la surface couverte par les branches (l'aplomb du feuillage). Griffez légèrement le sol avec une binette pour les incorporer aux premiers centimètres de terre, puis arrosez pour commencer leur dissolution.
  • Pour le compost ou le fumier : Étalez-le en couche régulière sur le sol préalablement désherbé, toujours à l'aplomb de la couronne et sans toucher directement le tronc. Il n'est pas toujours nécessaire de l'enfouir ; les vers de terre et micro-organismes feront le travail de l'incorporer progressivement. Un arrosage après l'épandage est bienvenu s'il ne pleut pas.

💡 À noter : La zone la plus active pour l'absorption des nutriments se situe à l'extrémité des racines, soit approximativement sous la limite extérieure du feuillage. C'est donc dans cette zone circulaire que la fertilisation est la plus efficace.

Les erreurs courantes qui abîment vos arbres et arbustes

Bien intentionnée, une fertilisation mal conduite peut causer plus de tort que de bien. Certaines erreurs classiques, souvent commises par les jardiniers débutants, peuvent affaiblir les arbres et arbustes, les rendant plus vulnérables aux maladies ou aux conditions climatiques extrêmes. Identifier ces pièges permet de les éviter et d'assurer que votre apport nutritif soit un véritable bénéfice pour vos plantations.

Le surdosage et le mauvais timing sont les deux principales sources de problèmes. L'idée qu'une plus grande quantité d'engrais donnera de meilleurs résultats est une erreur fréquente. Les plantes ont une capacité d'absorption limitée, et l'excès de nutriments peut être toxique, en plus de polluer les sols et les nappes phréatiques. Respecter les doses et le calendrier recommandés par les fabricants et les bonnes pratiques de jardinage est donc primordial.

Sur-fertilisation azotée : le risque avant les gelées

L'erreur la plus dommageable est d'appliquer un engrais riche en azote (N) à la fin de l'été ou en automne. L'azote stimule la croissance de nouvelles pousses et de feuillage. Si cette croissance est encouragée tard dans la saison, les nouveaux rameaux n'auront pas le temps de s'aoûter, c'est-à-dire de se lignifier et de durcir avant l'arrivée du froid.

Ces jeunes pousses, tendres et gorgées d'eau, seront extrêmement vulnérables aux premières gelées. Elles gèleront et mourront, ce qui représente une perte d'énergie pour la plante et peut créer des portes d'entrée pour des maladies. En automne, il faut privilégier les engrais pauvres en azote mais riches en potassium (K), qui aident justement la plante à se préparer pour l'hiver. L'apport d'azote est à réserver strictement au printemps.

Engrais mal dosé ou mal placé : brûlures et asphyxie racinaire

Un autre piège courant concerne le placement et la concentration de l'engrais.

  • L'engrais contre le tronc : Appliquer de l'engrais minéral en granulés directement contre le tronc ou le collet (la base) de l'arbre est très risqué. La concentration élevée en sels minéraux peut littéralement brûler l'écorce et les racines superficielles, provoquant des nécroses. L'engrais doit toujours être réparti sur une large surface, sous la couronne de l'arbre.
  • L'excès d'engrais universel : Utiliser un engrais pour gazon, très riche en azote, sur des arbustes à fleurs est une mauvaise idée. Vous obtiendrez un feuillage luxuriant et spectaculaire, mais souvent au détriment de la floraison. L'excès d'azote inhibe le processus floral.
  • Le surdosage : Doubler les doses en pensant accélérer la croissance est contre-productif. Un excès de sels minéraux dans le sol peut "assoiffer" la plante par un phénomène d'osmose inversée et bloquer l'assimilation d'autres nutriments essentiels. Respectez toujours les dosages indiqués sur l'emballage.

Engrais naturel et jardin écologique : privilégier les solutions durables

Adopter une approche écologique au jardin ne signifie pas renoncer à des plantes vigoureuses. Au contraire, en se concentrant sur la santé du sol, on assure une nutrition durable et équilibrée pour les arbres et arbustes. Les solutions naturelles comme le compost, les fientes ou le paillage ne se contentent pas de nourrir ; elles créent un écosystème de sol vivant et résilient. Cette démarche, soutenue par l'ADEME, s'inscrit dans une vision du jardinage plus respectueuse de l'environnement et souvent plus économique.

En valorisant les "déchets verts" du jardin, on entre dans un cercle vertueux. Les feuilles mortes, les tontes de gazon et les tailles de haies deviennent des ressources précieuses. Elles protègent le sol, limitent l'évaporation de l'eau et se transforment en un humus riche qui nourrira les plantations pour les années à venir. C'est la base d'un jardin naturel et autonome. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre comparatif du meilleur engrais pour le potager.

Si vous souhaitez étendre vos connaissances aux cultures potagères, notre comparatif du meilleur engrais pour potager vous sera utile.

Compost maison et fientes de poule : doses et fréquences

Le compost maison est la pierre angulaire du jardinage écologique. Il résulte de la décomposition des déchets de cuisine et de jardin. Riche en matière organique et en nutriments variés, il améliore la structure de tous les types de sols. Comme le rappelle l'ADEME (2025), le compost protège le sol et limite les besoins en arrosage. Un apport de 3 à 5 kg/m²/an au pied des plantes gourmandes est une excellente pratique.

Les fientes de poules, disponibles en granulés déshydratés, sont une autre solution naturelle très efficace. Très concentrées en azote et potasse, elles agissent comme un "coup de fouet" au printemps. Elles sont particulièrement intéressantes pour relancer la végétation d'une haie après la taille ou pour soutenir la croissance de jeunes sujets. Utilisez-les avec parcimonie en respectant les doses prescrites pour éviter tout risque de brûlure.

Paillage associé : moins d'arrosage, moins d'engrais

Le paillage consiste à couvrir le sol au pied des plantes avec une couche de matériaux organiques (feuilles mortes, tontes de gazon séchées, broyat de branches, paille, écorces). Cette pratique simple a de multiples bienfaits, mis en avant par l'ADEME (2025).

  • Moins d'arrosage : Le paillis limite l'évaporation de l'eau et garde le sol frais plus longtemps.
  • Moins de désherbage : Il empêche la lumière d'atteindre le sol, ce qui limite la germination des herbes indésirables.
  • Moins d'engrais : En se décomposant lentement, le paillage organique se transforme en humus et libère progressivement des éléments nutritifs, nourrissant ainsi le sol en continu.

Associer un apport de compost au printemps avec un paillage pour toute la saison est une stratégie gagnante. Le compost nourrit en profondeur tandis que le paillage protège et nourrit en surface. C'est une combinaison qui réduit considérablement les besoins en fertilisants complémentaires.

Comparatif synthétique : quel produit pour quel besoin ?

Pour vous aider à faire le bon choix en magasin ou lors de la préparation de vos propres amendements, voici un récapitulatif des principaux types d'engrais et de leurs applications idéales. Chaque solution a sa place au jardin, selon que l'on recherche une action rapide, un effet durable ou une amélioration globale de la santé du sol.

  • Engrais minéral NPK en granulés :

    • Usage : Action "coup de fouet" ou ciblée (croissance, floraison).
    • Période : Printemps, début d'été. À proscrire en automne.
    • Budget : Économique à l'achat, mais doit être renouvelé.
  • Engrais organique liquide (type purin) :

    • Usage : Stimulant rapide pour le feuillage, correction de carences.
    • Période : Durant la période de croissance active (printemps/été).
    • Budget : Très économique si fait maison, abordable en commerce.
  • Engrais à libération lente (slow-release) :

    • Usage : Fertilisation de fond pour toute une saison. Idéal pour les pots et les jardiniers souhaitant peu d'interventions. L'action peut durer jusqu'à 5 mois (fiche fabricant Algoflash, 2026).
    • Période : Un seul apport au début du printemps.
    • Budget : Coût initial plus élevé, mais une seule application par an.
  • Amendement organique (Compost, fumier) :

    • Usage : Amélioration de la structure du sol et nutrition de fond.
    • Période : Principalement en automne, ou au printemps avant la plantation.
    • Budget : Gratuit si fait maison, représente un investissement en sacs. C'est la solution la plus durable.

Points clés

  • Le ratio NPK (Azote-Phosphore-Potassium) doit être adapté au besoin : N pour le feuillage, P pour les racines et fleurs, K pour la résistance.
  • Un engrais organique comme le compost nourrit la plante et améliore durablement la structure du sol.
  • La fertilisation se concentre sur deux périodes clés : le printemps pour stimuler la croissance et l'automne pour préparer à l'hiver.
  • Un surdosage d'azote en automne rend les arbres et arbustes plus sensibles au gel.
  • Les engrais à libération lente offrent une nutrition continue sur plusieurs mois, idéale pour les jardiniers souhaitant des interventions limitées.

Sources

Ce guide a une portée pédagogique. Toute intervention technique (électricité, gaz, structure) doit être confiée à un professionnel certifié ou RGE.

Questions de jardiniers

Quel est le meilleur engrais pour les arbres et arbustes ?

Le meilleur engrais pour arbres et arbustes est celui qui correspond à leurs besoins spécifiques et à la saison. Au printemps, un engrais riche en azote (N) favorise la croissance du feuillage. Pour la floraison et la fructification, privilégiez des formules plus riches en phosphore (P) et potassium (K). Les engrais organiques comme le compost restent une valeur sûre pour nourrir le sol durablement.

Quel est le meilleur engrais pour les arbres ?

Pour les arbres, le choix dépend de leur type et de leur âge. Un jeune arbre appréciera un engrais équilibré pour développer son système racinaire (riche en phosphore P). Un arbre mature, notamment un arbre d'ornement à feuillage, bénéficiera d'un apport d'azote (N) au printemps. Les arbres fruitiers, eux, demandent plus de potassium (K) pour la qualité des fruits.

Quel est le meilleur engrais pour les arbustes ?

Pour les arbustes, un engrais à libération lente est souvent idéal car il nourrit la plante de façon continue sur plusieurs mois. Les arbustes de haie comme le photinia répondent bien à un engrais équilibré pour densifier leur feuillage après la taille. Pour les arbustes à fleurs, une formule pauvre en azote mais riche en phosphore et potassium est recommandée pour ne pas inhiber la floraison.

Quel est le meilleur fertilisant pour les arbustes ?

Le meilleur fertilisant est un engrais organique (compost, fumier bien décomposé) car il nourrit la plante tout en améliorant la structure et la vie du sol. C'est une solution durable qui prévient le lessivage des nutriments. Pour une action ciblée, un engrais minéral adapté (NPK) peut être utilisé en complément au bon moment de la saison.